10 mai 2008
C'est bon la honte !
Il régnait dans l'atmosphère comme un parfum d'envie, des essences d'impatience mêlées à des volutes de désir qui m'ont conduite à remonter sur mon fil afin de retrouver le chemin de mon jardin. Mon papillon m'y attendait, bouillonnant du plaisir de butiner sur ma peau et de laisser la trace invisible de Ses baisers incendiaires sur mon corps gourmand qui en demandait toujours plus, pressé de me caresser du bout de Ses ailes, impatient d'attiser le plaisir en moi... Le désir était déjà bel et bien présent en moi, entretenu tout au long de la soirée, soufflé par Ses mots doux creux de mes oreilles, hasardé dans des gestes habituellement esquivés.
Et, alors que les jours précédents, je me posais bon nombre de questions sur le devenir raisonnable ou non de Notre histoire car suite à notre dernier rendez-vous manqué, des tas d'idées obscures avaient embrumé mon esprit, j'ai finalement cédé à la tentation, cette belle et délicieuse fleur qu'Il a adroitement et cultivée à mon attention...
Oui, j'ai presque honte d'avoir encore une fois cédé à la tentation de Nous retrouver.
Mais, c'est bien connu, « c'est bon la honte ! »
06 mai 2008
Eclats de Moi
Et dans un énième coup de colère, je me suis enveloppée du long manteau noir de mes maux et dans la nuit de mes envies, je suis sortie voir la Vie. La brise, faite de légèreté et de sagesse, a alors soufflé à mes oreilles pour me raconter...
Elle m'a dit que la misère n'est pas forcément là où on l'attend mais peut revêtir des paraboles surprenantes voire insoupçonnables.
Elle m'a dit l'incompatibilité du genre humain en qui j'ai pourtant envie de croire avec mes attentes du monde extérieur.
Elle m'a raconté son parcours, ce(ux) qu'elle a croisé(s) sur son chemin parfois semé d'embûches. Et le soleil est venu illuminer ses propos de ses doux rayons printaniers...
Et j'ai vu... La Vie. Celle qui ne m'avait finalement jamais quittée, même lorsque je suis partie vers d'autres cieux pour un temps.
Quelques jours loin de mes maux m'auront finalement suffi pour rompre ce voeu de silence que je m'étais imposé et m'éclairer sur ce qui était déjà si évident. Mais que je ne voyais pas ou bien plutôt que je me refusais de voir.
Je ne promets rien mais...
Pour reprendre des paroles qui m'ont été soufflées, il y a déjà quelques temps, Mes mots sont autant de chemin parcouru que celui qui m'attend pour être tracé. Je voulais effacer les empreintes laissées par Mes pas dans l'immensité de cette plage que Je viens de traverser, blessée au coeur par les éclats d'un coquillage terne et sans vie, brisé et englouti par les mouvances incontrôlées d'un sable grossier et instable, mais je vais les garder comme les souvenirs de Mon passage. L'écume des vagues de mon âme se chargera de laver ces souillures et soigner mes plaies.
Et je vais poursuivre mon chemin sur le fil de Mes envies, parce qu'elles sont toujours là en Moi, parce qu'elles sont Moi et le resteront.
Quoi qu'il se passe...
MamzelleCoccinelle
03 mai 2008
Partage...
Partage (n.m.) : se dit figurément des biens et des maux, des qualités bonnes ou mauvaises que l'on tient de la nature ou de la fortune.
(source : http://fr.wiktionnary.org/wiki/partage)
Partager (verbe transitif) : donner une partie de ce qu'on détient.
(source http://fr.wiktionary.org/wiki/partager)
Je dois refermer/abandonner quelques temps cet espace à contre-coeur... Un jour ou deux, une semaine, un mois... Peut-être plus... Je ne sais pas.
Je suis, ces temps-ci, partagée entre l'envie indécente de poursuivre la mise à nue de mes émotions et ce besoin égoïste de replier un peu mes ailes.
Il y a bientôt trois ans, j'ai décidé, après beaucoup de réflexion, de partager mes sensations, mes doutes, mes envies, mes peurs, mes joies de femme aux yeux de ceux qui passent me lire plus ou moins au hasard sur cette grande toile qu'est le net. J'ai ouvert cet espace dit « intime » pour y coucher ce que je ne peux partager avec mon entourage réel.
Ce blog, c'est pour moi l'histoire d'une expérience intime et sensuelle que j'ai choisie de partager. Sans réellement savoir où cela me mènerait. Sans rien attendre en retour. Sur ce long chemin que j'ai parcouru, j'ai trouvé de tout : de la tendresse, de la complicité, de la bêtise, de l'amitié (la vraie, celle qu'on ne doit pas confondre avec le « copin(et)age »), de la méchanceté, des cons aussi (oui, oui, ne les oublions surtout pas ceux-là)...
J'étais une femme perdue, effacée, renfermée, aigrie par mes tourments mais aujourd'hui, je suis là, pleine de vie, pleine d'envies, pleine de rêves aussi à partager mais surtout encore une fois, pleine d'amertume.
Cette idée, cette notion de « partage » n'est apparemment pas la même dans l'esprit de tout-un-chacun. Les gens s'approprient si facilement les choses qu'on leur offre sans aucun remord, les « c'est moi qui l'ai fait » (si si, rappelez-vous la fameuse pub !) pleuvent à chaque instant. Sauf que ce ne sont plus des Valérie Lemercier qui se vantent d'un non-fait : aujourd'hui, elles s'appellent missgatitta, malices26, libellulesereine ou autre francine57 et, faute d'écrire avec leurs propres mots, elles s'accaparent ceux d'autres sans scrupule et sans permission.
A l'instant-même où j'écris ces mots, je n'ai plus envie de partager mais d'être égoïste.
Je ne baisse pas les armes, mais je suis fatiguée de tout ça...
Je vais me reposer l'esprit et réfléchir...
MamzelleCoccinelle
30 avril 2008
Sans un mot
Je n'attendais qu'un peu de Lui
Pour à nouveau doucement plonger...
Sans un mot, il m'a tout dit :
Son manque, ses envies, et me voilà submergée...
De nos émotions en pagaille
A nos corps qui défaillent,
Il n'y avait qu'un pas à franchir
Pour nous acheminer sur la route du plaisir...
Texte déposé © MamzelleCoccinelle, mars 2008
"J'sais pas où tout ça nous mènera
Tu souffles le chaud tu souffles le froid
Et si j'oublie tout dans tes bras
Je me dis parfois que ça ne durera pas
Pour moi l'amour se vit comme ça
Je comprends pas le sens de tes combats
Mais même si ça d'vient dur pour moi
Je repousse mes doutes encore une fois
Tout ça se règle au corps à corps
Que l'on conclut d'un bouche à bouche
Et l'on débouche sur un accord
Je vais encore trouver ça louche"
27 avril 2008
Plaisirs épistolaires
Et si finalement, je cédais au plaisir et à l'envie de t'envoyer ces quelques mots ? Ces mots que tu aimes tant lire et relire, ces mots dont tu t'imprègnes chaque fois un peu plus encore, dès l'instant qu'il t'est possible de le faire...
Dis-moi, lesquels préfèrerais-tu ?
Vois-tu, j'ai comme l'envie de semer sur cette page blanche des mots comme on sème des baisers pour te montrer combien tu me manques...
Des mots-tendresse qui courent sur ton corps, s'immiscent dans ton esprit, envahissent ton être tout entier et éveillent tes envies...
Des mots-douceur qui glissent sur ta peau jusqu'à ton oreille pour y chuchoter mes envies les plus coquines qui grandissent au fil des jours...
Des mots-caresses, sur les clichés de ma mémoire, à défaut des folles étreintes de nos corps consentants, parce qu'il faut encore laisser le temps au temps...
Des mots-désir, doux et chauds, qui caressent ta peau tel le vent du désert effleurant les dunes de sable, juste avant que la tempête ne fasse rage et ne soulève des milliers de grain de peau...
Des mots-plaisir qui prolongent celui que je prends à connaître les tiens, à imaginer tes envies, à imager tes désirs...
Des mots-tentation parce qu'elle est encore et toujours là, bien ancrée en moi...
Des mots-mouillés comme la déferlante qui m'a faite chavirer sous la douche quand l'autre matin, tes mots, tes envies, ton désir ont résonné pour la énième fois en moi et ont pris forme sur mon corps...
Des mots-baisers pour te dire que j'ai hâte de...
Dis-moi, lesquels préfèrerais-tu ?
Texte déposé © MamzelleCoccinelle, avril 2008
17 avril 2008
De la lumière à l'ombre
Il y a des jours comme ça, où tout semble rayonner autour de nous...
Ces jours-là, un sentiment de bien-être nous envahit doucement, une force inouïe s'empare de nous au point que nous sommes prêts à déplacer des montagnes...
Ces jours-là, tout semble plus lumineux, tout s'enchaîne sans aucune anicroche...
Ces jours-là sont remplis de douces promesses de moments délicieux, que l'on attend depuis si longtemps déjà...
C'est alors qu'à l'horizon de cette belle journée se pointe un tout petit nuage qui a décidé d'obscurcir notre ciel pourtant clément quelques minutes auparavant et tout semble s'écrouler à cet instant-même. Et malgré toute la zénitude pour laquelle nous avons optée quoi qu'il advienne, un sentiment de frustration mêlée à de la déception se profile insidieusement en nous...
Voilà le résultat d'une soirée tombée à l'eau suite à une série d'imprévus indépendants de notre très forte volonté de nous retrouver après tout ce temps passé à nous rechercher...

La lumière a fait place à l'ombre avec, au fond de moi, cet état de manque de Lui grandissant un peu plus. Depuis cet instant où nous avons dû renoncer à nos retrouvailles, l'envie gronde en moi à la manière d'un orage d'été, prêt à éclater...
15 avril 2008
Impressions à J +10
« Voilà, c'est terminé... »
Outre la douleur physique, ce qui m'a le plus dérangée, c'est le bruit infernal de cette machine... Pour un peu, je me serais presque crûe chez mon dentiste et sa roulette diabolique. Mais non, j'étais bel et bien là, dans ce salon, avec cet homme qui a travaillé sur ma peau...
Rassurant dès le début, il a sû écouter mes exigences souhaits... Puis, à main levée, il a dessiné « LE » motif que lui ont inspiré mes mots, l'a légèrement modifié et après m'avoir montré une esquisse de son travail, il a ajouté : « On y va ? »
A aucun moment, je n'ai regretté cette décision, même lorsque, tremblante, j'ai ressenti la première morsure de l'aiguille (et toutes celles qui l'ont suivie)... Même lorsque, fermant les yeux et serrant les dents, je lui ai dit que tout allait bien...
« Voilà, c'est terminé... »
Je me lève et me mets face au grand miroir... Dans le reflet qu'il me renvoie, je peux enfin admirer son « chef d'oeuvre ». J'ai cette impression soudaine et en même temps extraordinaire de l'avoir toujours vu sur moi, à cet endroit précis de mon corps, tant il me correspond...
Il était en moi, il est maintenant là sur moi, il est Moi...
11 avril 2008
Le bateau ivre
Je me sens parfois un peu comme ces bateaux ivres,
Me laissant porter par le mouvement de mes vagues à l'âme.
Je pars doucement dans mes dérives sensuelles,
Guidée par le roulis de mes envies aigue-marines...
Souvent en proie aux ressacs de mon coeur,
Je tangue sous l'effet de la houle de mes sentiments,
Tentant sans relâche de garder le cap.
Parfois vainement...
Et pourtant, hier, petite barque perdue en haute mer,
Luttant sans cesse contre vents et marées,
Guettant ma route au milieu des embruns de mes larmes,
J'étais à vingt mille lieues de penser qu'aujourd'hui,
Je voguerais sur des flots un peu plus calmes,
Avançant même à contre-courant...
Sur l'immensité de cet océan aux côtes sans phare,
Je navigue souvent en eaux troubles
Cherchant à atteindre la berge de mes désirs
Touchant du bout des doigts le bord de mes émois...
J'écoute la petite voix liée à mes envies,
Loin de ressembler à un long fleuve tranquille,
Je hisse la grand-voile et quitte la triste rive, hier
Encore, à laquelle j'étais amarrée...
Ivre de vie,
Ivre d'envies,
Je me laisse porter par l'écume de mes émotions à fleur de peau,
Secouée dans l'âme du fond de mes entrailles...
Et je chavire et me noie avec plaisir dans mes naufrages sensuels...
Texte déposé © MamzelleCoccinelle, avril 2008
08 avril 2008
Bise printanière
Il y a quelques jours, le printemps nous faisant une visite aussi éphémère que surprise, je nous voyais déjà, tous les deux, allongés dans un verger, étendus sur une grande couverture, à l'ombre d'un arbre... Un abricotier sans doute... A moins que ce ne soit un pécher ? Peu importe...
Un vent léger et chaud soufflait dans mes cheveux les ramenant sans cesse sur mon visage... Du bout des doigts, tu les repoussais inlassablement, juste avant qu'ils ne viennent à nouveau caresser mes joues...
Profitant des doux rayons du soleil réchauffant nos peaux quelque peu dénudées, je me régalais de tes lèvres, les goûtant avec délice... Mes doigts gourmands dansaient sur ton torse et ton ventre tandis qu'un malin sourire fleurissait sur ta bouche...
Tes mains caressaient alors l'arrondi de mes épaules, puis glissaient le long de mon dos, suivant la courbe de mes reins. Elles se faufilaient avec délectation sous ma robe légère avant de remonter vers mes fesses que tu contournais du bout de tes doigts.
Sauf que... Depuis, la réalité est toute autre : la neige a, pour une matinée, remplacé l'herbe verdoyante et le froid a bisé ma peau...
Et c'est plutôt bien au chaud sous une couette douillette que je nous imagine aujourd'hui...
Texte déposé © MamzelleCoccinelle, avril 2008
03 avril 2008
Impressions à J - 2...
Il était ancré au fond de moi depuis longtemps, petite ligne inscrite en filigrane sur ma liste des choses à faire plus tard... Mais pas trop tard quand même...
Sauf que je ne voulais voir en ce geste devenu presque banal, un phénomène de mode... Non, je le fais uniquement pour moi.
Lorsque le désir de franchir cette étape s'est fait plus fort, j'ai cherché la représentation la plus symbolique de l'évolution de celle que j'étais vers celle que je suis devenue aujourd'hui, de mon éclosion en quelque sorte... Je souhaitais qu'il soit Moi à part entière, qu'il Me représente pour tout ce que j'ai été, suis et serai... Une coccinelle, cette petite bestiole que j'affectionne tant pour de multiples raisons, aurait sûrement été la bienvenue, d'ailleurs, elle a longtemps eu sa place... Mais...
Parallèlement, depuis toujours, un autre motif revenait sans cesse dans mon esprit.
Son emplacement se voulait discret, pour éviter les regards qui s'attardent, les questions auxquelles je n'ai pas forcément envie d'apporter une réponse concrète... Une idée s'est peu à peu immiscée en moi jusqu'à en devenir comme l'évidence-même...
Il était ancré au fond de moi depuis longtemps...
Bientôt, il sera à jamais encré sur ma peau...











